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INFO

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INFO

Rencontre internationale cinématographique : Un panorama du cinéma d’ici et d’ailleurs

Journées cinématographiques : Casanegra s’invite à Safi

Rencontre cinématographique à Dakhla : La musique ouvre le bal des projections

اختتام المهرجان الدولي لسينما حقوق الإنسان بالرباط

كيانو ريفز بطل فيلم “دكتور جيكل ومستر هايد” الجديد

زمن الرفاق

ART VIDÉO. Image in all the people

Festival. Droits à l’image

محارب بلا جبهة

اختتام فعاليات الملتقى الأول للشعر الإيبيري عربي بأصيلة

 الدورة السادسة لملتقى الفيلم الصحراوي من17 الى20 يونيو بزكورة

 

Rencontre internationale cinématographique : Un panorama du cinéma d’ici et d’ailleurs

 

 

La deuxième Rencontre internationale cinématographique, tenue à Dakhla, a pris fin vendredi soir par la projection en plein air à la place Hassan II du film marocain «Casanegra» de Nourredine Lakhmari.
La journée de vendredi a été marquée par la présentation des films «Il va pleuvoir sur Conakry» de Cheick Fantamady Camara (Guinée), «Les chercheurs d’eau» (Maroc), «En attendant Pasolini» de Daoud Aoulad Syad (Maroc), «Hassiba» de Raymond Boutros (Syrie), «Le Passager» d’Eric Caravaca (France), «Mecano» de Mahmoud Kamel (Egypte), «Poupées en roseau» de Jillali Ferhati et «Le vélo» de Hamid Faridi (Maroc).
Le dernier jour de ce rendez-vous artistique s’est caractérisé également par la tenue d’un atelier de formation de jeunes sur le Scénario cinématographique, animé par le scénariste égyptien Waleed Youssef.
Une table ronde autour des «liens entre cinéma et environnement» a été également au programme de la dernière journée de cette manifestation culturelle organisée par l’association d’animation culturelle et artistique des provinces du sud.
Placée sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, la deuxième rencontre internationale cinématographique s’était ouverte, mardi dernier à Dakhla, en présence de nombreux cinéastes et artistes marocains et étrangers.
Le programme de cette manifestation artistique qui a embrassé un large éventail de la production cinématographique, s’est décliné en quatre sessions thématiques: «Panorama marocain» (dédié au film marocain), «le cycle du cinéma français», «Regard d’ailleurs» (consacré au cinéma du monde et «Carte blanche» (pour le film documentaire sur l’environnement au profit des élèves».
Le programme de cette manifestation artistique a été marqué par la présentation d’une série de films marocains et étrangers et l’organisation d’ateliers sur les métiers du cinéma, ainsi qu’un colloque sur la sauvegarde et la valorisation des espaces sahariens.
Des artistes marocains et étrangers ont été par ailleurs honorés lors de cette rencontre cinématographique dont les activités se sont déroulées dans différents sites de la ville de Dakhla.

 

http://www.albayane.ma11/05/2009

Journées cinématographiques : Casanegra s’invite à Safi

 

 

Safi confirme son statut de ville de cinéma en célébrant encore une fois ses fils prodigues de cinéma tout en oeuvrant à asseoir la culture cinématographique parmi sa jeunesse.
L’initiative aujourd’hui vient de a Filière des Etudes françaises de la Faculté Poly-disciplinaire de Safi qui organise ses 4es Journées Cinématographiques le 11 et 12 mai. Une manifestation à placer sous le signe de partage et marquée par l’hommage à l’équipe du film Casanegra, un blockbuster marocain qui continue d’accumuler les succès auprès du public.
Le programme de ces journées sera ouvert le lundi 11 mai à 14h30 à la Salle de l’Atlantide avec la projection du dernier film de Nour-Eddine Lakhmari, Casanegra, en présence du réalisateur et des acteurs du film, Omar Lotfi, Anas ElBaz et Mohamed Benbrahim. Un hommage spécial de la ville de Safi sera également rendu à cette occasion à son fils prodigue, Nour-Eddine Lakhmari.
Le lendemain, mardi 12 mai, un colloque sur le thème «Langage et Cinéma» sera organisé sous la présidence de Rachid Naim, fondateur de ces journées. Y participeront les professeurs universitaires Abdelaziz Amraoui, El Mustapha Lemghari et le réalisateur Nour-Eddine Lakhmari.
Les professeurs et les étudiants de la filière rendrent à leur tour un hommage au comédien Mohamed Benbrahim. Ce dernier en compagnie d’autres acteurs du film animeront un atelier de jeu d’acteur au profit des étudiants. Ils partageront ainsi leur expérience avec ce public tout comme Nour-Eddine Lakhmari qui donnera une leçon de cinéma.
Le programme de ces journées sera clôturé par la projection du film L’enfant endormi de Yasmine Kassari
Adil Semmar

 

http://www.albayane.ma11/05/2009

Rencontre cinématographique à Dakhla : La musique ouvre le bal des projections

 

 

La deuxième Rencontre internationale cinématographique s’est ouverte mardi soir à Dakhla, en présence de nombreux cinéastes et artistes marocains et étrangers. La cérémonie d’ouverture de cette manifestation, placée sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, s’est déroulée à la Place Hassan II, agréablement décorée et transformée en lieu féerique et envoûtant.
La rencontre a démarré sur des rythmes de musique et de danses hassanies qui se sont poursuivis tard dans la soirée dans une ambiance festive et conviviale, au grand plaisir des nombreux spectateurs venus y assister.
Cette deuxième édition, organisée par l’Association d’animation artistique et culturelle des provinces du sud, a été conçue de façon à faire de Dakhla «un lieu d’échanges et de découvertes artistiques autour de productions cinématographiques marocaines et étrangères», selon son directeur, Zine-El-Abidine Charaf-Eddine.
Elle a pour objectifs, a-t-il ajouté, de favoriser l’ouverture de ce rendez-vous culturelle, d’encourager et de promouvoir l’art cinématographique dans les provinces du sud et de contribuer à la dynamique culturelle et artistique que connaissent ces provinces.
De son côté, le Wali de la région d’Oued-Eddahab-Lagouira, Hamid Chabar, a mis en relief l’importance de cette rencontre internationale qui s’inscrit dans la dynamique de développement global et intégré des provinces du sud du Royaume.
Chabar s’est félicité de la présence d’une pléiade d’artistes et d’acteurs de plusieurs pays à cette manifestation dont l’un des objectifs sont, entre autres, de consacrer les valeurs de dialogue, d’ouverture et d’échanges d’expériences et de promouvoir l’image du Dakhla profond, une ville riche de ses belles traditions culturelles, ouverte, dynamique et hospitalière, a-t-il dit.
Pour sa part, Mohamed Bakrime, du centre cinématographique marocain (CCM), a souligné que la tenue de cette rencontre revêt une importance particulière et constitue une valeur ajoutée au paysage culturelle et cinématographique nationale. Cette rencontre, a-t-il soutenu, permettra au public de Dakhla de découvrir des productions cinématographiques variées et de s’initier aux métiers de cinéma à travers l’organisation d’ateliers de formation et de conférences et rencontres avec les professionnels et acteurs du secteur. La cérémonie d’ouverture, qui s’est déroulée en présence du gouverneur de la province d’Aousserd, Al-Hassan Abou Laouane, et du directeur de l’agence de promotion et de développement des provinces du sud, M. Ahmed Hajji, ainsi que plusieurs élus, responsables et acteurs locaux, a été marquée par un hommage à des artistes marocains et étrangers.
Les artistes honorés ont exprimé leur joie de cet acte de reconnaissance à leur égard, mettant en valeur le rayonnement culturelle et artistique que connaît la ville de Dakhla, en particulier, et les provinces du sud, en général.
Selon les organisateurs, cette 2ème édition, qui va se poursuivre jusqu’au 08 mai courant, vient consacrer une tradition cinématographique et culturelle internationale, désormais bien établie dans les provinces du sud.

Un programme bien garni

Le programme de cette manifestation artistique, qui bénéficie du soutien exceptionnel de nombreux artistes et professionnels du monde du 7ème Art, embrasse un large éventail de la production cinématographique d’ici et d’ailleurs et de nombreuses activités autour du cinéma, déployées sur les différents sites de la ville de Dakhla.
Des documentaires, des courts métrages, du cinéma expérimental et des films de l’art vidéo seront projetés. De nombreux invités de marque seront présents pour rencontrer le public et partager avec lui leurs analyses et leurs expériences, précisent les organisateurs.
Au menu également, des séances pédagogiques dédiées à la projection de trois documentaires des plus récents sur l’environnement au profit des élèves, des ateliers sur les métiers du cinéma, une table ronde sur «l’importance et l’impact de l’Image dans la sensibilisation à l’environnement», outre un colloque sur le thème de la «sauvegarde, la réhabilitation et la valorisation des espaces sahariens».
Le programme prévoit la projection des courts métrages marocains comme «Izorane» de Azlarabe Alaoui Lamharzi, «Double voix» de Rachid Zaki et Driss Roukhe, «La jeune femme et l’Instit» de Mohamed Nadif, «Dream Boy» de Fouad Souiba,»Autorisation parentale» de Mohamed Miftah.
Dans la catégorie longs métrages marocains sont programmés :»Poupées de roseau» de Jillali Ferhati, «Amours voilées» de Aziz Salmy, «Kherboucha» de Hamid Zoughi, «CasaNegra» de Noureddine Lakhmari, «Adieu Mères” de Mohamed Ismail, «le Temps des camarades» de Mohamed Chrif Tribak, «Deux femmes sur la route» de Farida Bourquia et «Le vélo» de Hamid Faridi.
Concernant les films étrangers programmés, figurent «Hassiba» de Raymond Boutros (Syrie), «Il va pleuvoir sur Conakry» de Cheick Fantamady Camara (Guinée), «L’Accident» de Rachid Ferchiou (Tunisie), «Meccano» de Mahmoud Kamel (Egypte), «SERBIS» (Services) de Brillante Mendoza (Philippines), «Change/Schimb valutar) de Nicolae Margineanu (Roumanie), «So Long My Heart» de Stephan Hillebrand (Allemagne/Suisse), «Falling from Earth» de Chadi Zeneddine (Liban/France), «L’Autre cô_té de la mer» de Dominique Cabrera (France), «Je vais bien ne t’en fais pas» de Philippe Lioret (France) et «Le Passager» d’Eric Caravaca (France).
Dans la catégorie films documentaires, seront projetés «Jaglavak, prince des insectes» de Jérô_me Raynaud (France), «Espèce d’espèce» de Denis van Waerebeke (France) et «Les chercheurs d’eau» (Maroc).
Pour une large diffusion de cet évènement, les organisateurs ont investi trois principaux sites de la ville de Dakhla à savoir : la Place Hassan II, la salle de la municipalité et la maison de la culture.

 

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اختتام المهرجان الدولي لسينما حقوق الإنسان بالرباط

 

 

اختتم يوم الأربعاء بالرباط المهرجان الدولي لسينما حقوق الإنسان في دورته الثانية التي انطلقت في الأول من الشهر الجاري بفوز فيلم “من جدار إلى جدار: من برلين إلى سبتةللمخرج البلجيكي باتريك جان، بجائزة إدريس بنزكري.
ويتناول الفيلم الفائز قصة انهيار جدار برلين الذي كان يفصل بين ألمانيا الشرقية وألمانيا الغربية وجدار سبتة الذي أقامه الاتحاد الأوروبي بالمدينة المغربية المستعمرة من قبل إسبانيا ليكون حاجزا أمام المهاجرين الأفارقة إلى أوروبا.
وينتقد الفيلم الوثائقي السلوك الغربي تجاه الجاليات الأجنبية التي شاركت في بناء المجتمعات الأوروبية الحديثة واقتصادها.
النخبة والجمهور
وأوضح عمر لوزي -مدير المهرجان بالرباط والمستشار في الأمم المتحدة لحقوق الأمم والشعوب-أن أكثر من 60 فيلما من 25 دولة مشاركة في المهرجان يدور حول حقوق الإنسان.
وأضاف أن هذا المهرجان يأتي في المرتبة الرابعة بعد ثلاثة مهرجانات خارج المغرب، ويهدف للتعريف بحقوق الإنسان عن طريق الفن السابع، وفضح الانتهاكات سواء في المجال السياسي أو الثقافي أو الاجتماعي أو حقوق النساء والأطفال وحقوق المهاجرين.
بيد أن لوزي -وعلى الرغم من اقتناعه بأن المهرجان الذي لا يزال في بداياته قد حقق أهدافه المرجوة- أسف لتخاذل المجلس الاستشاري لحقوق الإنسان بالرباط عن الدعم رغم الإعلان عن المشاركة بتنسيق مع الاتحاد الأوروبي.
رمز مغربي
من جهته، اعتبر إدريس أخروز رئيس لجنة التحكيم ومدير المكتبة الوطنية التي عرضت بها عدة أفلام ونظم حفل الختام، أن إدريس بنزكري المتوفى منذ أكثر من عام، صار رمزا لحقوق الإنسان بالمغرب، مضيفا أن أحسن إنجاز قام به هو قيادته لهيئة الإنصاف والمصالحة.
ولفت في كلمة لجنة التحكيم في حفل الختام إلى أن ثقافة حقوق الإنسان لم تكن في يوم من الأيام قضية جماهيرية بل ظلت قضية نخبة تفتح الآفاق وتنير السبل، وهذا ما عكسه كثير من الأفلام المعروضة.
هموم الناس
من جانبه انتقد الناقد السينمائي أحمد بوغابة تركيز مثل هذه المهرجانات على الجانب السياسي من دون الجوانب الأخرى التي تمس صميم حياة الناس، مضيفا في حديث للجزيرة نت أن تناول قضايا الحياة اليومية للناس وهمومهم الاجتماعية والاقتصادية والتربوية التي نصت عليها مواثيق حقوق الإنسان من شأنه أن يقرب المهرجان من الفئات الشعبية ويبعدها عن النخبوية.
واعتبر بوغابة أن الفن السابع وسيلة فعالة في تثقيف الناس وتوعيتهم بحقوقهم الأساسية والنضال من أجلها، وأن هذه الوسيلة هي الأنجع في الدول المتخلفة التي تعاني أكثر من غيرها في مجال انتهاكات حقوق الإنسان.
كما انتقد بوغابة تجاهل المشرفين على هذا المهرجان لأهمية التعريف الواسع بعملهم منوها بأهمية الدعاية الإعلامية المكثفة في توسيع الاهتمام وجذب مزيد من الجمهور.

http://www.bayanealyaoume.ma    11/05/2009

 

كيانو ريفز بطل فيلم “دكتور جيكل ومستر هايد” الجديد

 

 

يقوم النجم الامريكي الشهير كيانو ريفز ببطولة فيلم جديد عن رواية “دكتور جيكل ومستر هايد” الخيالية الشهيرة للأديب الأسكتلندي روبرت لويس ستيفنسون،وفقا لما نشرته المجلة الفنية “ذا هوليود ريبورتير”• وذكرت الصمجلة أن شركة الإنتاج الأمريكيةيونيفرسال” تتفاوض مع المخرج الدنماركي نيكولاس ويندينج رفين ،الذي حاز على شعبية كبيرة بفضل سلسة أفلام “بوشير”التي أخرج أول أفلامها عام 1996، ليخرج فيلم دكتور جيكل الجديد والذي يكتب السيناريو الخاص به جاستين هايث، مؤلف فيلم “الطريق الثوري” (2008) لليوناردو دي كابريو وكات وينسلت. يذكر أن رواية ستيفنسون الشهيرة والتي تتحدث عن طبيب يقوم بتطوير شخصية شريرة، قد تم تحويلها إلى الكثير من الأفلام مثلدكتور جيكل ومستر هايد” للمخرج روبين ماموليان (1931) و”المعلم المجنون” لجيري لويس (1963) و”ماري رايلي” لستفن فريرز (1996)، ولكن هذة المرة سيتم الاحتفاظ بتفاصيل نص الرواية داخل الفيلم. وتعتزم يونيفرسال على المدى البعيد القيام أيضا بانتاج فيلما أخر عن الرواية ولكن من نوعية أفلام الرعب وسيقوم بإخراجه المكسيكي جيرمو ديل تورو، ولكن هو مشروع على المدى البعيد، نظرا لانشغال المخرج المكسيكي خلال العامين المقبلين بتصوير فيلمين عن رواية الروائي البريطاني الكبير جي.آر.آر. تولكين “الهوبيت ” الحائزه على جائزة أفضل كتاب أطفال.

http://www.bayanealyaoume.ma    11/05/2009

 

 

 

 

زمن الرفاق

 

 

عندما يدخل جيل جديد مجال السينما، يأتي بهواجس جديدة ورؤى جديدة ووجوه جديدة ومحاولات جديدة في المعالجة الدرامية.
وزمن الرفاق يدخل في هذه الخانة.
هو محاولة سرد لوقائع مرحلة حديثة من تاريخنا المعاصر. هو أيضا محاولة، لا لإعادة إنتاج مرحلة، بل لمشروع و نظرة سينمائية فيها من الخصوصية ما يطبع الشريط ببصمة محمد الشريف الطريبق.
قد يكون هذا المبدع، مهووسا حتى اللحظة بالذات ويسعى عبر هذا الشريط إلى كشفها، لذا جاء زمن الرفاق كمذكرات من شقين. الشق النضالي والشق العاطفي، وكثيرا ما نرى تعاطف الكاميرا مع الشخصيتين الرئيسيتين في الشريط. ونرى عشق المؤلف لأفكار شباب المرحلة حيث يعرض دون كلل نقاشات طويلة في الحلقات الجامعية، تكاد لا تنتهي. تتفاعل معها الكاميرا عبر حركات دينامية محاولة منها لتفادي الملل.
إنه نوع من الجدل يعيد إلى الأذهان مراحل سابقة عاشها طلبة الستينيات والسبعينيات بطريقة مغايرة، وخصم مغاير. رغم أن المخرج -ولربما نظرا لطبيعة الموضوع- سعى إلى الوضوح أكثر مستغنيا عن استخدام مكثف للصور البلاغية، دون أن يخل بجمالياتها.
لعل ذلك يفسر اعتماد المبدع أساسا على الطرح وعلى التصور الإيديولوجي المناهض للتيار الإسلاموي الزاحف في الأوساط الطلابية، يبغي من وراء ذلك إنتاج شريط أطروحة.
هذه الأطروحة التي تبناها الممثلون بجلاء، فتقمص الممثلون أدوارهم بنوع من الاحتضان العاطفي، وهكذا بدت فرح الفاسي تلقائية وكان محمد عسو متحمسا حتى الاندماج وهو يصول ويجول داخل الحلقات الجامعية.
ما يثير أيضا في الشريط هو إيمان صاحبه به..
لم يتحمس لقصة وقام بإعادة إنتاجها مصورة بطريقة ميكانيكية، لكنه أحب القصة وأحب خوض المغامرة ولم يفشل.

http://www.bayanealyaoume.ma    10/05/2009

 

 

ART VIDÉO. Image in all the people

 

 

 

Créé il y a 16 ans, le Festival international d’art vidéo de Casa poursuit discrètement la popularisation d’une discipline méconnue. Reportage.
Plan fixe sur une baignoire, vue d’en haut. Un jeune homme nu, en position fœtale, s’y démène comme un animal, se cogne contre les parois en s’enduisant de peinture rouge puis noire. Bienvenu dans Le Désarroi, court film de 4,26 minutes signé Yamine El Ghorba, 26 ans. Pour ce jeune diplômé des Beaux-Arts de Tétouan, prof d’arts plastiques dans un collège de Tiznit, la salle de bain du matin, avec son “premier

 

 

 

plouf dans l’eau”, symbolise “l’éternel retour au vagin maternel”. C’est grave, docteur ? Non, juste de l’art vidéo. Et prometteur apparemment : présenté à Damas en mars et sélectionné pour la Biennale des jeunes créateurs de Skopje (Macédoine) en septembre prochain, ce film est le cinquième du genre de Yamine El Ghorba, qui tient sa première expo personnelle le 30 avril, marchant sur les pas des Marocains Mounir Fatmi, Mohamed El Baz, Noureddine Tilsaghani, Younès Rahmoun ou Hicham Benohoud.
Des artistes pour beaucoup révélés par le Festival international d’art vidéo (FIAV) de Casablanca, né en 1993 à la Faculté des lettres et des sciences humaines de Ben M’sik. Pour sa 16ème édition, tenue du 21 au 25 avril, le FIAV s’est offert quelques pointures, comme Alain Fleischer, directeur du Studio national des arts contemporains Le Fresnoy (Tourcoing, France) honoré d’une “carte blanche”, ou encore le Belge Eric Van Hove, arrivé tout droit de Tokyo pour présenter Ecumenopolis, essai sur la perspective d’une future “ville globale”.
La vidéo a remplacé le pinceau
Thème de cette année : l’espace urbain, sujet de tables rondes, d’ateliers de formation et de création (avec l’Ecole supérieure des arts visuels de Marrakech et l’Association marocaine des handicapés), et de la cinquantaine de films projetés, issus de 17 pays différents, notamment africains. Le public : des centaines d’étudiants, souvent flanqués d’une petite caméra DV en bandoulière. Voile noir et bleu sur la tête, Meriem Chaïb, 24 ans, en licence professionnelle en réalisation et production audiovisuelle, est venue “comparer son imaginaire avec des gens d’autres pays” et “avoir une culture de la création”. Même si, perplexe sur son siège, elle “n’arrive pas à comprendre” nombre de films – souvent bizarres il faut l’admettre – qu’elle voit. “Il n’y a pas que moi !”, sourit-elle.
A la fois accessible et hermétique, l’art vidéo déroute. Certes, comme l’explique Moulim El Aroussi, actuel directeur artistique du FIAV, “il relève d’une popularisation de l’outil caméra, qui est devenue moins chère, plus légère. Pas besoin d’atelier, on peut tout stocker dans un PC, et le vidéaste est à la fois cadreur, acteur, monteur, preneur de son…”. Mais, comme l’indique son prédécesseur Majid Seddati, “c’est d’abord une discipline plastique, contemporaine, entre télé, ciné expérimental, sociologie, anthropologie…”. “La vidéo a remplacé le pinceau”, poursuit Moulim El Aroussi, comparant les premiers vidéastes au mouvement Dada et au Pop Art, dans leur utilisation du réel pour porter un œil critique sur le monde, la société et l’art lui-même : “Ils sont d’abord allés travailler sur les rushs et chutes de bobines qu’ils ont montés puis remontés”.
A contre-pied d’une image qui nous a habitués à la passivité et au divertissement, l’art vidéo “est un médium de critique de l’audiovisuel, surtout de la télévision”, témoigne le vidéaste Mounir Fatmi. Il questionne l’art narratif classique mais aussi les outils que sont caméra, montage, son, Internet, etc. “Cette dimension expérimentale est importante pour faire évoluer les arts, poursuit Majid Seddati. C’est ce qui manque au cinéma marocain pour évoluer”.

Sensoriel plus qu’émotionnel
Là où le Septième art raconte et souvent esthétise le réel, l’art vidéo l’utilise afin d’“abolir les frontières entre la vie et l’art”, poursuit-il. Ainsi, Suspensions, de Hicham Benohoud, où l’on assiste pendant une heure au repas d’une vraie famille belge, dont les membres se figent tous ensemble au signal de l’artiste, comme on presserait “pause” sur un enregistrement de télé réalité. Si l’art vidéo fonctionne davantage avec des concepts (interdit, identité, valeur, territoire, besoin, espace, temps) qu’avec des sujets et encore moins des histoires, il recourt parfois à une approche documentaire, comme dans My beautiful smile, de la Sénégalaise Angèle Diabang Brener, sur le douloureux rituel du tatouage des gencives en Afrique de l’Ouest. Mais l’approche est centrée sur les sensations plus que sur les émotions.
Le corps est un personnage récurrent. Comme dans L’urbanisme nu, premier travail d’art vidéo de Fadila Taha, 22 ans. Cette étudiante en licence professionnelle d’études cinématographiques et audiovisuelles à Cadi Ayyad l’a réalisé pendant le workshop encadré par l’Ecole supérieure des arts visuels de Marrakech. Voulant exprimer “la relation de sensibilité entre le corps et l’espace”, la jeune fille a filmé ses propres pieds avançant et reculant tantôt sur l’herbe, le sable ou le bitume, entravés parce qu’“on est toujours prisonnier de l’espace urbain”. Dans l’atelier, elle a appris que “l’image peut se passer de commentaires”. Et peut d’ores et déjà plancher sur le thème de l’édition prochaine : les frontières. Toutes les frontières, sauf celles de l’art vidéo… qui, lui, n’en a aucune.

 

 

 

 

Concours. Une minute, s’il vous plaît !
Etre créatif en soixante secondes : c’est le concept, simple et ardu à la fois, du concours La Minute Méditel, lancé l’an dernier pour contribuer à former une pépinière de vidéastes en herbe. Caméra, appareil photo, 3D ou bien sûr téléphone portable : tous les médias vidéo sont bons. Sur 70 films candidats cette année, la moitié ont été sélectionnés et 14 primés dans six catégories – les 1ers prix raflant 15 000 DH. Parmi nos préférés du cru 2009 : Hassan Lahrech, prix du scénario pour Dépannage (deux gamines jouent dans la rue avec une ardoise d’école et une bouteille en plastique en guise de raquette), Marwen Trabelsi, prix de l’image pour Le Parcours (réflexion kaléidoscopique sur un chemin routinier), Yamine El Ghorba, prix de l’idée originale pour I am Mort (son corps allongé est peu à peu recouvert d’escargots) et Walid Mohammedi, prix du jury pour Casablanca, portrait en images de synthèse sur ce qu’est être casablancais. A voir sur Mooja.ma.

 

 

 

 

Historique. Changement de directions
En créant le Festival international d’art vidéo de Casa au sein de la Fac des lettres et sciences humaines de Ben M’sik, son fondateur, Marc Mercier, a su “sentir l’énergie critique existant dans les couches populaires”, estime aujourd’hui Mounir Fatmi. “Mais, à un moment, comme on y montrait des images assez fortes, il a aussi fallu négocier dur avec les étudiants islamistes”, concède l’artiste. Tensions et changements de direction de la fac mènent au départ de Mercier, mais lui succèdent deux membres fondateurs, les professeurs Majid Seddati et Majid Jihad, dont les choix de programmation reflètent la conviction selon laquelle l’art vidéo n’existe plus seul dans son coin, mais s’infiltre dans tous les autres arts urbains, musique, théâtre, danse, VJing… Depuis l’an dernier, le FIAV a de nouveau changé de direction artistique, avec à sa tête Moulim El Aroussi, prof de philosophie de l’art et organisateur de l’opération ABSOLUTment artiste. Lui parle de “rebond” du Festival, qui, selon lui, “était mort depuis dix ans”. Ses prédécesseurs, eux, expliquent s’être retirés face aux “ingérences de personnes ayant voulu s’approprier le Festival”. “Le concept avait changé, les installations vidéo, les performances alliant danse, multimédias ou électro-acoustique avaient disparu”, raconte Majid Seddati. En 2008, son comparse et lui ont fondé à Casa un évènement concurrent, le Festival des arts visuels et des nouveaux médias, distingué par une “carte blanche” lors des Transculturelles des Abattoirs, avec huit courts-métrages arabes sur le thème “Résistance” (dualité violence/beauté dans l’image), en attendant une deuxième édition en 2010.

 

http://www.telquel-online.comPar Cerise Marechaud

 

Festival. Droits à l’image
Malgré ses difficultés financières, le Festival international du film sur les droits humains persiste et signe. Avec seulement 160 000 DH en poche à la veille de l’ouverture (dont pas un sou de l’Etat), l’évènement accueillera 27 documentaires lors de sa 2ème édition, du 1er au 6 mai à Rabat. L’Algérienne Yasmina Adi y est l’invitée d’honneur, et son film L’autre 8 mai 1945, sur les massacres de Sétif, sera projeté en ouverture à la Bibliothèque nationale. Au programme également au 7ème Art et au Cervantès : Los Mexicanos, le combat de Patricia Pérez, Un été en Palestine de Thierry Maisonnave, D’un mur à l’autre, Berlin-Ceuta de Patrick Jean ou encore Black Wave, l’héritage de l’Exxon Valdès de Robert Cornellier. Quant au Déshonneur des Casques bleus de Raymonde Provencher, et Le Chasseur de dictateurs de Reed Brody, l’équipe du festival attend toujours les visas d’exploitation… C.M.

http://www.telquel-online.com

 

محارب بلا جبهة

جديد الشاعر المغربي عبد السلام دخان

محمد العناز

 

عن دار الكتاب الالكتروني العربي بلبنان صدر للشاعر المغربي عبد السلام دخان عمل شعري جديد موسوم ب: محارب بلا جبهة. ويقع الديوان في 83 صفحة تتقدمها لوحة للفنان التشكيلي عبد الخالق القرمادي تجسد صورة دون كيشوت لشاعر يكتب قصائده بثقل الإحساس وخفة الحلم، ليحصي الخسارات، وينصت لنبض الموت استجابة لرغبة الحياة، ولنزعة إنسانية مفرطة في التشظي والتلاشي. والمجموعة الشعرية الموسومة ب:”محارب بلا جبهة” رصد لتعارضات حادة تشكل مشهدية درامية ذات سقف فلسفي وجمالي. وفي “محارب بلا جبهة” تتموج القصائد وتضيء ببساطتها تجربة الشاعر عبد السلام دخان بمفردات تعلن امتدادها الزمني (نهاية القرن العشرين، وبداية الألفية الجديدة)، والمكاني (القصر الكبير، العرائش، تطوان، مرتيل، طنجة…) بوصفها الخيط الرفيع الذي يربط بين الحياة والحلم. “محارب بلا جبهة” تجميع للمختلف وللحالات المتناقضة، وتخصيب لماهية الوجود الإنساني بأصالته، وجدته، وهشاشته. وقصائده حافلة بالمشاعر الإنسانية بطعم عذب يشبه مرارة الواقع واختلالاته، عبر لغة ترصد القلق الوجودي، التأمل، الإيحاء، التمرد، العبث، الجنون..لغة واقفة في المهب، من أجل اقتناص لحظة بوح باذخة الدهشة. لغة تمثل فتنتها بجرس الكلمات وإيقاع التعبير، ورهافة المتخيل الذي يسمح للشاعر بإعادة تشكيل الجبهات عبر ما يتضمنه الديوان من طاقة تعبيرية وجمالية تطمح في أن تحقق شعريتها على نحو مختلف.

يقول عبد السلام دخان في قصيدته” شاعر”

تشابكت يدي بيد الشمس

فاشتعل البياض في عيون الموج المهجور

وبنور الشجن رأيت النوارس

تلتف حول قلبي

ورأيت البحر يأوي حلم السفائن

وصدى أغنيات الهدير.

 

اختتام فعاليات الملتقى الأول للشعر الإيبيري عربي بأصيلة

الشعر أو بلاغة تكسير الحدود بين الثقافات

محمد العنازd8acd8a7d986d8a8-d985d986-d8a7d984d8acd985d987d988d8b120-05-2009

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احتضنت قاعة الندوات مؤخرا بفضاء مركز الحسن الثاني للملتقيات الدولية بأصيلة، وطيلة ثلاثة أيام الملتقى الأول للشعر الإيبيري عربي، الذي نظمته جمعية ملتقى الشعر الإيبيرومغربي بشراكة مع منتدى أصيلة، وقد افتتحت أشغال الملتقى بجلسة ترأسها الشاعر والمترجم خالد الريسوني، الذي اعتبر الملتقى لحظة نادرة لحوار شعري بين مختلف القارات الشعرية، ليعطي الكلمة بعد ذلك للشاعر والمترجم د.مزوار الإدريسي رئيس جمعية ملتقى الشعر الإيبيري-عربي الذي انطلق من إيمانه الراسخ بالمثل العربي الذي يقول ”القراءةُ صيدٌ والكتابةُ قَيْدٌ“، مستشهدا بعبارة للشاعر الألماني هولدرلين “ما يستمرُّ يؤسِّسه الشعراء”، مبديا إحساسه العميق مع الأعضاء في “جمعية ملتقى الشعر الإيبيرومغربي” ومع الأصدقاء في “مؤسسة منتدى أصيلة”، يضيف مزوار­ : “نُشْرِعُ بهذا الملتقى نافذةً أخرى على الكوني لهذه الجغرافيا الثقافية، ونسترِدُّ لها اعتبارها التاريخي الذي تستحقُّه. إننا بإصرارنا على الذهاب بهذا الحلم إلى تخومه القصوى، المتمثِّلة في إقامة هذا الملتقى الأول للشعر الإيبيري-عربي،  نكون رَهَنَّا أنفسنا إلى الحاضر والمستقبل، وأسَّسْنا لتقليد إبداعي سنسعى بحماس متجدِّد ومتدفِّق إلى ترسيخه، وتطويره، واستمراره”، منوِّها نيابةً عن باقي أعضاء الجمعية بالسيد محمد بن عيسى الأمين العام لمؤسسة منتدى أصيلة، الذي بادر إلى اقتراح عقد شراكة بين مؤسسة منتدى أصيلة والجمعية، والذي أفردَ لها دعما مهما، شاكرا كل من وزارة الثقافة المغربية، و وزارة الثقافة الإسبانية ومعهد ثربانتيس بطنجة، وكوديناف التعاون والتنمية مع شمال إفريقيا على الدعم الذي قدموه للجمعبة، لينتهي إلى أن هذا الملتقى قد سجَّل لأصيلة حضورا ثقافيا آخر، يُضاف إلى سجلِّها الحافل، يضعُها في مرتبة واحدة مع المدن العالمية الكبرى بمهرجاناتها وملتقياتها. أما كلمة السيد محمد بن عيسى الأمين العام لمؤسسة منتدى أصيلة فقد رحب بالضيوف القادمين من إسبانيا والبرتغال والمغرب، منطلقا من مقولة مفادها أن الإنسان قد بدأ بالشعر، مبرزا رمزية الملتقى بوصفه نقطة التلاقي مع الشعوب. وأشار إلى أنه سيشكل لبنة أخرى في سبيل تحقيق التواصل بين الحضارات. أما كلمة المهدي الزواق المندوب الجهوي لوزارة الثقافة، فقد عبر عن سعادة وزيرة الثقافة بدعم هذا الملتقى، مبرزا الآفاق المستقبلية التي دشنها الملتقى في آفاق الشعر، مهنئا جمعية ملتقى الشعر الإيبيرومغربي على التنظيم المحكم. في حين انصبت كلمة مدير معهد ثربانتيس بطنجة: خوصي مانويل طوليضو على التنسيق مع أعضاء الجمعية في ما يخص الدورة السنوية” ذهاب-إياب”، ودور المعهد في إقامة جسر للتثاقف بين المغرب وإسبانيا. وأنه سعيد بالعمل مع الجمعية ودعم الملتقى، معتذرا باسم الشاعر سالبادور لوبيث بيثيرا بسبب المرض.  واختتمت الجلسة الافتتاحية بكلمة إدريس الجبروني ممثل كوديناف التعاون والتنمية مع شمال إفريقيا، والذي اعترف فيها بكون كوديناف تخوض هذه التجربة بحماس، مؤكدا أن المدخل الحقيقي للتنمية لن يكون إلا عبر المدخل الثقافي. مباشرة بعدها التقى الحضور النوعي والواعي الذي شكل نقطة مضيئة لهذا الملتقى، احتفاء بفتنة الكلمة الشعرية التي تحاور شعريات متعددة وبلغات مختلفة، بخاصة مع القراءات المترجمة من دفتي الكتيب الأنيق الذي تألق في تصميمه الفنان التشكيلي يونس الخراز. وقدد حرص الشاعر عبد اللطيف شهبون على تقديم الشعراء والشواعر بلمسة جمالية وإنسانية مرهفة حلقت بصوت الشعر عاليا في سماء الإبداع، فكانت البداية مع الشعراء البرتغالين فرناندو بينطو ذو أمارال،  وماريا أندريسن، وغاسطاو كروث، ثم الشعراء المغاربة لكل من محمد الأشعري، وعبد الكريم الطبال، وأحمد هاشم الريسوني، و ثريا مجدولين، وأخيرا الشعراء الإسبان:كونشا غارثيا، ولويس مونيوث، وجوردي فيرايونغا. وفي صباح اليوم الثاني اجتمع المشاركون على مائدة ندوة الملتقى” شعرية الحدود” أطرها الكاتب مصطفى الورياغلي الذي مهد بفرش نظري حاول من خلاله إثارة مجموعة من الأسئلة المتعلقة بشعرية الحدود انطلاقا من حدود اللغة، وحدود الزمن، وحدود الثقافات. ليتدخل بعد ذلك إلى الشاعر محمد الأشعري” وزير الثقافة سابقا” متطرقا إلى الشعرية المتضمنة في الحدود، والحدود المتضمنة في الشعرية، وأنه لا توجد هناك حدود في اللغة أو في الأمكنة، لأنها حدود التجربة، حدود الإغراء المتبادل، مركزا على وظيفة الشعر على المستوى العالمي بفعل مساهمة التكنولوجيات الحديثة وتعددها فهي حاضرة داخل وخارج الشعر، معللا وجودها في الصورة، وفي الغواية التي تمارسها الثقافات عن طريق الإمكانات المتعددة للتلاقح -يضيف الأشعري- أفكر اليوم أن كتابة الشعر بنوع من الهوية الشعرية المغلقة لم يعد ممكنا؛ وربما الأفق الوحيد الممكن في الشعر العالمي، في وقت تضيق فيه المجالات الثقافية العامة على الشعر. وهذا الأفق يمكن أن نبدع من خلاله شعرا، ونحن نتمثل شعرية الآخر، وأفترض أن المسألة تتعلق بالترجمة لأنها تسعف في فتح الآفاق الممكنة، وأنا أتطلع إلى أن نستبطن كل الحدود الممكنة، الحدود بين اللغات وبين الحساسيات، الحدود التي تبعث عددا من إمكانات المغامرة المشاركَة. وانطلقت الشاعرة كونشا غارثيا في مداخلتها المعنونة ب” فوق حدود اللغة” من الأصل اللغوي اللاتيني لكلمة حدود، والذي يعني: “طريق أو سبيل بين حقلين”. فالإنسان يحب العيش في هذا الفضاء لأنه فضاء حر لا يمتلكه أحد، ولكنه يعرف أيضا أنه لن يستطيع ذلك، لأن الإقامة الدائمة في الحدود غير ممكنة. والأمر ذاته ينطبق على كلمة لغة الشعر. فهي تسير في سبيل محصور بين حقلين. في جانب يتحكم النظام والتقاليد الموروثة والنموذج. وفي الجانب المقابل يسود خليط من اللغات القديمة والألفاظ الجديدة المخترغة، عالم لا يحكمه نظام، وفي الحدود بين هذين الحقلين يقف الشاعر ينظر إلى هذا الجانب وإلى ذاك. فالشاعر يتعلم من وجوده في الحدود كيف ينظر إلى الجانب الآخر. وكيف تسافر الكلمات من حقل إلى آخر. وأن هذا الانتقال الدائم من شأنه أن يليّن هذه الحدود ذاتها ويجعلها أكثر مرونة. في حين انصبت مداخلة الشاعر غاسطاو كروث الموسمة ب” الشعرية بحث وسؤال” على مجموعة من الأسئلة المرتبطة بانفتاح الشعر على التصوف والمقدس، فالشعر بالنسبة له مرادفا للحرية، وأن صعوبته تكمن أساسا في استحالة فك لغز تعقيداته. ولعل صور مداخلة الشاعر عبد الكريم الطبال” عن شعرية الحدود، سفر في الغيب”، والتي استحالت معها الترجمة الفورية لكلمات راهب الشعر المغربي واصفا أن الشعر سفر في الغياب، أما الشاعر فيبقى دوما بؤرة شوق وطلاقة، حلم، فالسفر قدره لا يألف مكانا ولا يستطيب زمانا، دائما في سفر منذ أبيه هو السائل والمسؤول، وهو النابض والكامل، مستشهدا بابن عربي الذي يقول:” إن العالم بأسره إنسان كبير وروحه فهو الإنسان الكامل”-يضيف الطبال- ومن أجل هذه البديهة كان السفر في الذات التي حلي غيب سفرا في الحياة. في الكون. فالفطرة بحر والحرف ملكوت والدائرة كون. ومع أهوال السفر ومع غرائبه لا يبلغ الشاعر درجة الشفوف للذات الطاهرة الباطنة مهما كابد وتشوف..ولربما كان الشعر في هذه المسيرة الغامضة أهم مشكاة للإنسان للبحث عن الإنسان، وبين شاعر وآخر، فلا يبين من يضيء بشمعته، وبين من ينير بفانوس وأحيانا من يستنير بشمس فالشعر كشوفات على قدر بين من التنوع والرتب. مختتما مداخلته بتبيان مفاده أن الشاعر والصوفي في أروقة واحدة كلاهما عمل المشكاة، وكلاهما في الشعر. وهما معا طبقات ومقامات. أما الشاعر لويس مونيوث فقد بدأ مداخلته باعتقاد يذهب إلى اعتبار أن خير مسكن للشعر هو فضاء الحدود؛ حدود الذوات، وحدود الأساليب، وحدود الثقافات. فتلك الحدود تجعل الشعر يعيش في بحث وسؤال مستمرين ودائمين؛ فالحدود تجعل الشاعر يخرج من حدود ذاته منطلقا نحو الآخر، وفي توجهه نحو الآخر يعمق معرفته بذاته. كما صرَّح الشاعر بأن الشعر الذي يهمه ويحبه هو ذاك الشعر الذي يتحرك في الحدود بين تقاليد مختلفة وبين شعريات تنتمي إلى ثفافات ولغات متعددة يستقرئ أساليبها التصويرية والموسيقية والتعبيرية. أما الشاعر فرناندو بينطو ذو أمارال فقد  حاول أن يتبادل في مداخلته بعض الأفكار اعتقادا منه أن هناك دوما حدودا وجدت في الواقع، فالشعر وعبر كلماته يسعى للقبض على هذه الحدود، بالرغم من أنه يحس بنقصان في هذه الممارسة مضيفا أن للشعر حركة تسمح بالتوجه إلى الآخر انطلاقا من كون أن للشعر قدرات كونية هائلة؛ لأنه يتجاوز الحدود بين الأشخاص ويسمح بشيء آخر هو النزول إلى حدودنا الداخلية، ولقاء ذواتنا عن طريق القراءة التي تيسر هذا النزول. فالحدود بالنسبة للشاعر في مجال الثقافة واللغة والموسيقى لها قدرة كبيرة على هدم الحدود بين الشعوب. ليتوقف بعد ذلك عند الترجمة بوصفها شرا لابد منه، لأنها ضرورية كي يقع التجاوب بينها، بالرغم من ضياع أشياء حقيقية أثناء عملية الانتقال من لغة إلى أخرى، وهنا أكد على مسألة أن تتعلق بضرورة أن يكون الشاعر مترجما.  واختتمت الندوة الأولى بمداخلة للشاعرة المغربية ثريا مجدولين التي عنونت مداخلتها ب” شعرية الحدود، على أهبة القصيدة”، والتي غلبت عليها لغة الشعر، فقد شكلت القصيدة بالنسبة لها فلكا لا حدود لها، رافضة أن ينعت شعرها بالكتابة النسائية، حتى لا تسيجها حدودا مزيفة، لأنها تكتب كل ما يتعلق بروحها، مشيرة إلى فعل الكتابة بوصفها فرصة لمجالسة الذات ونسج العزلة الرفيعة التي بفضلها تمكنت من الإصغاء إلى دواخلها الباطنية وفتح دواليب الغياب في عالمها.. وهذه متعة الكتابة بالنسبة لثريا، لتتوقف عند أهم المحطات في مسيرتها الشعرية بدءا من الشعراء الذين قرأت لهم؟، وصولا إلى دواويناها التي حاولت فيها تجاوز حدود اللغة،؟ وحدود العالم المرئي. هذا وقد تلت الندوة نقاشات عميقة ساهمت في فتح حدود أخرى على إشكالية الترجمة والعبور إلى المعنى. ومساءا تجدد اللقاء مع القصيدة المتعددة في سفرها اللامتناهي نحو اللغات، في أمسية التحم حولها عشاق كثيرون، فأبدع الشاعر محمد المسعودي في إدراتها ببلاغته الساحرة التي حولت قاعة الملتقيات الدولية بأصيلة إلى بحر لا ينضب من البهاء والجمال. فقرأت كل من ماريا أندريسن، وعبد الكريم الطبال، وأحمد هاشم الريسوني، و ثريا مجدولين، وجوردي فيرايونغا، فامتزجت الأحاسيس لتنثر عبقها الحالم بعيدا في ذاكرة أصيلة. أما اليوم الأخير والثالث من أشغال الملتقى فقد افتتح صباحا بالجلسة الثانية من ندوة” شعرية الحدود”، والتي تألق في تأطيرها الشاعر عز الدين الشنتوف، فكانت البداية مع الشاعرة وماريا أندريسن التي عنونت مداخلتها “قلب بدون حدود”، معتبرة في هذا السياق أن هناك حدود نفسية وجغرافية تبحث المسافات، بخاصة حينما يتعلق الأمر بالأحاسيس الشعرية؛ فضرورة التواصل مع الحساسيات الشعرية الأخرى تقتضي أن نكتب بضمائر متعددة، وان ننفتح على العيش بين الحدود وفي الحدود ثقافيا، بهدف خلق جسر بين الكلمات، مؤكدة على استحالة ترجمة الإيقاع في النصوص الشعرية، مشيرة إلى إمكانية وجود الكاتب/الشاعر/ الأنا/ الأنت/ فهذا أمر مختلف عما يمكن أن يكتب الآخر. وركزت مداخلة الأكاديمي والشاعر أحمد هاشم الريسوني على إشكالية النظر إلى الحدود على المستوى الجغرافي انطلاقا من الجسد الذي له حدود مع الأجساد والمكونات الأخرى، في هذا السياق تكون الذات هي المحور التي تفصل بين هذه المكونات. وقبل أن يتحدث عن الحدود بين العلاقات، تطرق إلى الحدود المحلية لكل ذات بوصفها تملك قابلية التنوع، لأن الحدود قائمة في الذات قبل أن تكون حدود خارجية،؛ فكل قصيدة منفتحة على قصيدة أخرى ومن ثمة تتلاشى الحدود. يضيف أحمد هاشم الريسوني: هناك حدود قائمة بين الشاعر المغربي والشاعر المصري، ووحدها القصيدة من تحاول أن تخترق هذه الحدود عن طريق إيقاعها وصورها، في حين لا يمكن للذات المنغلقة أن تتقدم بدون انفتاح على ذوات أخرى. فالبوح والمكاشفة لا تحضر دائما، وتلك حدود أخرى؛ وهذه المكاشفة تحضر في لحظة معينة عبر اختراق هذه الحدود التي تكون حدودا وهمية لأنها قائمة في الذات. مشيرا في ذات الوقت إلى بعض المستويات التي لا حدود لها مثل مستوى الإيقاع الذي لايمكن أن نربطه بالوزن، لكونه يتجاوزه؛ فالإيقاع تَشكُّل الذات في حركيتها المتوالية في وجودها، واللغة نفسها تصبح جدارا إذا لم تنفتح على ذوات أخرى ولغات أخرى. لينتهي إلى أن الترجمة عملية حضارية، بدءا من دورها في تكسير الحدود بين الثقافات والحضارات، وأن شعرية الحدود قائمة على الممكن وضد الكائن. أما المداخلة الأخيرة للشاعر وجوردي فيرايونغا فقد حاول من خلالها أن ينبه إلى مسألة الترجمة وما قد يعترضها مشاكل تترتبط بضياع خصوصية الشعر، حيث يضيع الصمت، والإيقاع، معترفا باستحالة الترجمة في كثير من النصوص؛ ومن ثمة يدعوا إلى ضرورة التفكير في مترجمين شعراء، والعمل على تكوينهم. فالترجمة بالنسبة للشاعر فعل متعة فيه سرور، ومعايشة للنص وابتهاج به، متطرقا إلى أهمية الشعر الذي يوغل نفسه في الواقع، واعتبره الأقرب إلى تجربته، يقول” أحترم الشاعر الذي يتحدث عن وقائع الحياة، ولا أعترف بالشاعر الذي يعتقد نفسه استثنائيا، وإنما أعترف بالقصيدة الاستثنائية. الشاعر عليه كيف يتحكم في القصيدة وأن يسوقها إلى منتهاها، مختتما مداخلته بأمله في تكرار هذا الملتقى في الناحية الأخرى من ضفة البوغاز. ومساءا أدار الشاعر والمترجم مزوار الإدريسي أمسية التهبت فيها القراءات الشعرية مجددا مع الشعراء محمد الأشعري، فرناندو بينطو ذو أمارال، كونشا غارثيا، ولويس مونيوث، وغاسطاو كروث. ثم بعد ذلك كانت الكلمة الاختتامية من لدن عضو جمعية ملتقى الشعر الإيبيرومغربي الشاعر والمترجم المهدي أخريف الذي شكر باسم الشعراء والمشاركين والجمعية السيد محمد بن عيسى أمين عام مؤسسة منتدى أصيلة ورئيس المجلس البلدي لما وفره من دعم ومن إمكانيات لولاها لما كان لهذا الملتقى أن يكون، معتزا بمشاركة الشعراء الإسبان والبرتغاليين والمغاربة الذين بفضلهم تحقق نجاح الملتقى وأهدافه المتمثلة أساسا في جعل الشعر فكرة لعبور الحدود وإقامة جسر للتواصل الممتد بين الضفتين، شاكرا الدعم الذي قدمته وزارة الثقافة المغربية، ووزارة الثقافة الإسبانية، وكوديناف، معبرا في الوقت ذاته عن الرغبة المشتركة مع شريك الملتقى مؤسسة منتدى أصيلة في المضي قدما بهذا الملتقى إلى مدى واسع يحتضن من خلاله تجربة الشعر الإيبيري أمريكي، والمغربي عربي في نطاق تجربة ثقافية جديدة تخص مشروعا طموحا يخص شمال المملكة المغربية من شأنه أن يغني التجارب الأخرى.

الدورة السادسة لملتقى الفيلم الصحراوي من17 الى20 يونيو بزكورة

                                    

 

تدخل قافلة الفيلم الصحراوي التي تنظمها جمعية زكورة للفيلم الصحراوي من17 الى20 يونيو القادم بزكورة, مرحلتها السادسة.

 

 

وتهدف التظاهرة التي تنظم بشراكة مع المجلس الاقليمي للسياحة إلى تسليط الضوء على الأفلام التي تتناول الصحراء كموضوع أو فضاء للابداع.

وصرح أحمد شهيد رئيس الجمعية المنظمة أنه “لا يمكن لنا إلا أن نحتفي بهذا المجال الصحراوي الذي يحيط بنا, بالنظر إلى كونه وجهة سياحية وأيضا مكانا تقصده كبريات الانتاجات المغربية والدولية”.

وسيكون الجمهور المحلي على موعد مع أفلام تنتمي إلى بلدان مختلفة تتوفر على مجالات صحراوية, هي الجزائر, تونس, الكويت, تشاد, فلسطين, لوكسمبورغ, الصين, الولايات المتحدة وأستراليا.
وتتوزع العروض بين قاعة المركب الثقافي والهواء الطلق, حيث يتاح لهواة السينما مشاهدة عشرة أفلام من بينها الفيلم الكويتي “صحراء الأمازيغ” و الفلسطيني “ما تبقى لكم” و التونسي “سفر جميل” والتشادي “نجامينا سيتي”.

وتنظم على هامش العروض ندوة بعنوان “التعليم, تعلم ثقافة الصورة وتنمية الموارد البشرية”، بالإضافة إلى ورشات في مهن السينما لفائدة تلامذة الثانويات بالمدينة.

(و م ع)  source

 

 

 

 

 

 

 

 

 

تاريخ النشر: الأربعاء, 20 مايو, 2009